



Sur papier kraft, le geste ne triche pas.
Il avance sans apprêt, sans solennité, sans protection.
Ici, la matière est légère mais le trait est nécessaire.
Feutre, encre, parfois silence.
Le fond brun absorbe la lumière et la rend plus intérieure.
Ces œuvres sont nées dans les interstices du quotidien.
Dans l’attente.
Dans le calme.
Dans le besoin de faire.
Le kraft impose sa limite :
il boit, il sature, il résiste.
Alors le geste s’adapte. Il devient plus précis, ou plus brutal.
Il cherche son passage.
Ce ne sont pas des esquisses.
Ce sont des respirations.
Des fragments debout.
Accrochés au mur, ils prennent une autre dimension :
le brun devient terre,
le noir devient incision,
et le vide devient espace.